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La mobilisation financière

La guerre coûte cher, d’autant plus que rien en terme de budget n’était organisé en fonction d’un conflit long. Joffre a même estimé que fabriquer des casques n’était pas utile car la victoire serait rapide…

Les moyens de financement ? Le ministre Ribot pensait que l’impôt sur le revenu ne devait pas être augmenté pour ne pas s’ajouter à l’impôt sur le sang. Les impôts indirects favorisaient l’inflation tout comme la mise en circulation de monnaie (qui a pourtant triplé). La contribution sur les bénéfices de guerre n’a rapporté qu’un milliard.

Il fallut donc avoir recours à l’emprunt.

Il y a eu 4 grands emprunts Ribot dont le premier en novembre 1915 " je donne ma vie, versez votre or " a rapporté 2 milliards 400 millions. Puis il y a eu octobre 1916, " on les aura ", novembre 1917, " contre les allemands " et octobre 1918, " emprunt de la victoire " .

Il y a eu aussi les " bons de la Défense nationale " de septembre 1914 (5% d’intérêt payables d’avance) et les " obligations de la défense nationale " de février 1915. Ces emprunts étaient à destination de la population française.

Mais il fallut aussi emprunter à l’étranger : 7 milliards 800 millions à l’Angleterre, 694 millions de dollars aux États-Unis mais aussi à l’Espagne et au Japon.

Réponse du Préfet à un télégramme du ministre de l’Intérieur, récapitulant les actions de propagande pour l’emprunt, 29 décembre 1915, RS 105.3ème emprunt de la Défense Nationale, « Souscrivez pour hâter la Paix par la Victoire ». Albert Besnard. Paris, Maquet, 1917, 80 x 114 cm. AD 40, RS 721.

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