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D) Soutien aux mobilisés, aux blessés et aux mutilés

Les mutilés de guerre

4 266 000 hommes ont été blessés dans le conflit. Il y a eu 300 000 mutilés et amputés et 15 000 " gueules cassées ". Certains " mutilés du cerveau " comme ceux qui ont été accueillis à l’hôpital psychiatrique de Cadillac en Gironde ont totalement perdu la mémoire. Le pays n’étant pas près à recevoir autant de blessés il a fallu trouver dans l’urgence des lieux capables d’accueillir des hommes hors de combat sur tout le territoire. Les progrès de la médecine ont fait que de nombreux blessés ont survécu à des blessures très graves avec des séquelles importantes. Ces hommes ont du être réinsérés dans la société après la guerre. Pensionnés, ils ont aussi bénéficié d’aides adaptées en particulier ceux qui ne pouvaient pas retrouver leur activité d’avant guerre : emplois " réservés " dans l’administration (en petit nombre), formation professionnelle pour les autres. La loi de 1923, destinée aux mutilés de 14-18, est une loi pionnière pour l’insertion des handicapés dans le monde du travail

Télégramme officiel du Préfet aux maires du département pour demander si de grands immeubles peuvent être réquisitionnés pour constituer des hôpitaux américains et réponse positive du maire de Fargues, 20 et 29 mars 1918, RS 106.Lettre du médecin major Robin. Annonce de sa visite dans la commune de Peyrehorade pour optimiser l'accueil des blessés, 3 octobre 1914, RS 1074-1.Lettre du ministère au Préfet. Reconnaissance de la Nation pour tous les mutilés de guerre, sans discriminations, 16 septembre 1915, RS 1074-2.Affiche sur les mutilés de guerre. Rappel du Préfet à l’office national des mutilés et réformés de la guerre pour qu’ils s’inscrivent afin de leur assurer protection, 20 janvier 1919, RS 105.

Le soutien aux poilus

Très vite les conditions de vie des mobilisés et en particulier ceux de l’infanterie ont provoqué des mouvements spontanés de soutien dans la population. Les hommes recevaient généralement aussi des colis des familles avec de la nourriture et des habits chauds en particulier.

Face à une guerre dont personne ne pouvait plus prévoir la fin, l’armée a fait face à des problèmes d’approvisionnement difficiles à résoudre parfois. Dans le but d’améliorer la vie des soldats des " journée du poilu " ont été organisées par le Parlement. Dans toute la France des objets commémoratifs étaient vendus (médailles, insignes, …) et les sommes récoltées servaient à améliorer la vie dans les tranchées.

Le succès de la première campagne a incité le Parlement à mener plusieurs journées. Par ailleurs des journées " des orphelins ", " de l’armée coloniale ", " de la Croix rouge et des prisonniers ", " des régions libérées " ont été organisées.

Réponse du maire de Peyrehorade au questionnaire de la préfecture sur le nombre de bijoux vendus à l'occasion de la Journée du Poilu, 19 janvier 1916, RS 105. Lettre du ministre de la guerre aux préfets leur demandant de trouver une solution pour remédier à la difficulté de trouver des sous-vêtements dans le commerce pour les prisonniers, 10 novembre 1916, RS 105.


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